La Vanguardia – 18/02/2024 voir l’article complet

Une œuvre en hommage aux architectes du centre commercial comprend l’équerre et le compas, le symbole le plus connu de la société secrète, bien que Jordi Díez, son auteur, la dissocie de tout lien réel avec les francs-maçons.

Une sculpture spectaculaire à l’extérieur du centre commercial Glòries rend hommage à Carlos Martínez et Jos Galán, architectes du complexe depuis 25 ans. Il s’agit d’une œuvre de Jordi Díez dans laquelle les bustes en acier des deux protagonistes semblent flotter dans l’air, à l’intérieur d’un récipient en verre. La sculpture est surprenante, d’autant plus qu’à sa base on peut voir une équerre et un compas entrelacés, qui est le symbole le plus connu de la franc-maçonnerie.
Pourquoi le symbole de la société secrète fait-il partie de la sculpture ? Quel est le lien entre la franc-maçonnerie et les deux architectes ? Le sculpteur lui-même révèle le secret, qui n’a rien à voir avec l’appartenance supposée de Martínez y Galán à l’institution maçonnique. Díez dit avoir été inspiré par le fait que la franc-maçonnerie et l’architecture « partagent un symbole, sans doute en raison de la nature même de ces deux disciplines ».

L’équerre et le compas se trouvent sur le sol de l’œuvre, mais aussi, bien que cela soit plus difficile à distinguer, dans la main droite de Galán. « En plaçant ce symbole commun, je veux attirer l’attention sur l’opportunité qu’il y a aujourd’hui à prendre conscience de la transcendance de ce que nous faisons, de ce que nous construisons », ajoute le sculpteur.
« Mon truc, c’est la construction. Je construis une sculpture avec de l’acier », explique M. Díez, qui précise que sa sculpture cherche à transmettre un message transcendant et non une théorie du complot sur les relations supposées du complexe commercial avec une société secrète. L’équerre et le compas sont quelques-uns des outils des anciens maçons médiévaux adoptés à partir du XVIIIe siècle par la franc-maçonnerie moderne, à laquelle ils confèrent une signification philosophique et éthique. L’équerre marque la voie droite que doit suivre un Maçon, et le compas les limites de la liberté individuelle.

M. Díez ajoute que, si son projet de sculpture d’Ildefons Cerdà à Glòries se concrétise, il y intégrera également l’équerre et le compas maçonniques. Dans ce cas, il existe des preuves que le père de l’Eixample était franc-maçon. Dans son dessin de l’Eixample de Barcelone, il a situé Glòries comme le nouveau centre de la ville.
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